LE DÉMARRAGE DE LA LACTATION :
- La lactogenèse est déclenchée par deux facteurs :
L’expulsion du placenta
- La lactogenèse est déclenchée par deux facteurs :
L’expulsion du placenta entraîne, entre autres, une chute du taux de progestérone dans le sang.
Cette hormone inhibait l’action de la prolactine sur les cellules sécrétrices du sein.
La succion de l’aréole
Les mouvements de la bouche et de la langue du bébé sur l’aréole réalisent un véritable signal pour le cerveau de la mère et déclenchent par réflexe une double sécrétion hormonale d’ocytocine et
de prolactine.
LE CONTRÔLE HORMONAL DE LA LACTATION :
La succion provoque un stimulus qui est transmis au départ des récepteurs sensitifs de l’aréole vers l’hypothalamus. Ce dernier est lui-même sensible aux réactions du système limbique.
L’hypothalamus
C’est là que se gèrent de façon autonome les rythmes biologiques (la température corporelle, le rythme cardiaque, le sommeil...) et la régulation des sécrétions de l’organisme (les larmes, le lait, les hormones...).
En réponse à la stimulation spécifique de la tétée, l’hypothalamus lève pendant un bref moment l’inhibition qu’il maintient sur l’hypophyse par l’intermédiaire de facteurs inhibiteurs, notamment la dopamine.
Le système limbique
C’est le siège des émotions. La peur, la joie, la colère,
la tristesse, le dégoût peuvent avoir une influence sur
les fonctions du système végétatif contrôlé par l’hypothalamus.
C’est pourquoi il est important, surtout les premiers jours de l’allaitement, d’être attentif aux émotions de la mère.
Lorsque la mère est stressée, le réflexe d’éjection du lait peut être retardé de quelques minutes.
Quand le bébé tète, l’hypophyse libère dans le sang maternel deux hormones :
la prolactine libérée par l’antéhypophyse
l’ocytocine libérée par saccades par la posthypophyse.
Ces deux hormones sont nécessaires à la production du lait
La prolactine
La prolactine est présente en permanence dans le sang à un faible taux. Ce taux de base augmente durant la grossesse de façon régulière mais son action sur la glande mammaire - pourtant prête à produire du lait dès le cinquième mois déjà - se trouve inhibée par la présence des hormones placentaires.
Celles-ci disparaissent rapidement à la suite de l’accouchement et de la délivrance. A ce moment, la chute du taux de progestérone et le déséquilibre oestroprogestatif qui en résulte s’accompagnent d’une rétention d’eau et d’électrolytes.
Vers le 3e jour, le débit sanguin augmente fortement, en particulier au niveau des seins qui deviennent lourds, chauds, tendus.
La prolactine permet donc la synthèse du lait dont la quantité augmente dès lors très rapidement. A chaque tétée, la stimulation des mamelons par la succion du bébé provoque un pic de prolactine par rapport à son taux de base : cette prolactine va non seulement stimuler la production du lait mais aussi, en devenir un des constituants.
Le taux de base de la prolactine varie également au cours des 24 heures.
L’ocytocine
L’ocytocine agit sur les fibres myoépithéliales des seins et de l’utérus.
Au niveau des seins, elle provoque :
• un brassage des zones liquidiennes dans l’arbre vasculaire, favorisant une sécrétion dans les acini
• la contraction des fibres myoépithéliales autour des acini et des canaux galactophores, déclenchant l’éjection du lait.
Au niveau de l’utérus, elle provoque :
• des contractions au moment de la tétée qui favorisent l’involution utérine et préviennent les hémorragies. Si ces contractions sont ressenties douloureusement, il est possible de les soulager. Dans ce cas, il est préférable d’utiliser un antalgique plutôt qu’un antispasmodique antagoniste de l’ocytocine.
-------------------------------
Votre avis nous compte beaucoup, n'hésitez pas à partager
avec nous vos suggestions et commentaire, n'oubliez pas que la réussite de ce
forum dépend de votre participation, ne lisez pas et quitter ! participez
avec un message, un article, une image ou une vidéo ou participez même avec un
sourire
:thank you: